« Salut d’Amour »
C’était notre dernier concert, à la toute fin de la soirée. Dans le chœur de notre vénérable église la lumière d’août avait lentement décliné et laissé place à la nuit. Ce furent alors des applaudissements, des rappels vibrants de spectateurs encore chavirés par l’émotion, par l’intensité du jeu de Nicolas Dautricourt au violon, et de Dimitris Saroglou au piano. Nicolas Dautricourt revenait chez nous pour la seconde fois. En 2023, accompagné de Gaspard Dehaene, son interprétation de Bach, Chopin et Tchaïkovsky nous avait, déjà, impressionnés. Avant-hier, nous avons découvert le pianiste Dimitris
Saroglou, son parfait complice depuis presqu’une dizaine d’années, dont il partage autant la culture classique que l’intérêt pour la composition et le jazz…
, morceau de bravoure pour le violon. Les deux musiciens nous ont offert en seconde partie des compositions personnelles, et deux morceaux de C. Corea (Armando’s rumba, Spain).« A deux voix »
Encore une remarquable soirée consacrée cette fois au chant lyrique : la voix humaine, le plus ancien et le plus naturel des instruments de musique. Pour notre troisième concert du 10 « A deux voix », la soprano Tatiana Probst et la mezzo-soprano Ambroisine Bré, accompagnées par Véronique Briel au piano, nous ont entrainés dans une flânerie à travers le temps et les genres musicaux : opéra, opérette, comédie musicale, interprétés avec sensibilité, énergie et humour.
fredonnaient discrètement… Souvenirs pour chacun d’entre nous, « C’était l’air préféré de ma grand-mère ». Deux générations plus tard, le charme opérait toujours. Et vous pensez bien qu’hier soir, nous étions ravis que cette promenade musicale nous mène de l’opéra (toujours tragique) au monde de l’opérette. Là où personne ne meurt de mort brutale, là où les femmes
séduisantes, volages, mais gentilles, dansent, aiment les militaires ; là où les hommes ne sont pas méchants mais un peu nigauds et l’ivresse charmante.
hommes sont bêtes » d’André Messager ». (Ne nous y trompons pas, ces paroles signées Sacha Guitry datent… de presqu’un siècle avant Metoo #, et la dame en question était parfaitement coulée dans un moule aujourd’hui… obsolète).« Quatuor à cordes »
La musique en quatuor à cordes est une des plus exigeantes. Ecoute, réponse, échange des motifs entre les instruments : pari magnifiquement gagné hier soir, samedi, pour notre second concert. Deux œuvres classiques, le Trio op. 9 numéro 3 en do mineur de Beethoven et le Quatuor op. 76 numéro 4 de Haydn encadraient le contemporain Archipel II de Boucourechliev. Clotilde Lacroix au violoncelle, Robin Kirklar à l’alto, Constance Ronzatti et Marie Salvat au violon, de toute évidence heureux de jouer ensemble, ont non seulement manifesté leur grande virtuosité, mais nous ont aussi montré, avec rigueur et sensibilité tout ce qu’un instrument à cordes pouvait exprimer. La musique de Beethoven et Haydn projetée dans la nef, se lovait derrière
chaque pilier pour finalement nous envelopper dans une conversation entremêlée, mais avec des respirations, et chaque instrument gardait sa voix indépendante.
démontré toutes leurs possibilités. Plus de partition linéaire, une œuvre ouverte, mais avec, sur la partition, des indications (rythme, hauteur du son, etc.) très précises du compositeur qui donne ainsi aux musiciens la liberté de naviguer d’une proposition, d’un pôle, ou îlot, à l’autre, d’où « Archipel » ; ils deviennent alors responsables de la forme, de la durée et de l’articulation de la musique. Ces propositions sont matérialisées par un type de graphie propre à Boucourechliev. Ce n’est pas de l’improvisation, mais ce ne sera jamais tout à fait le même morceau qui sera joué puisque les interprètes peuvent varier dans leurs choix. Résultat : un cheminement dans un «
paysage » purement abstrait où l’on ne retrouve ni le bruit de la source ou des vagues, ni le chant des oiseaux, mais des rubans de sons, étouffé, à peine audibles, ou brusquement dilatés, nous enveloppant dans une conversation où chaque instrument, ici aussi, garde son individualité comme en quatuor classique ; jamais de stridence, jamais de brutalité : voyage interstellaire ? Voyage intérieur ? Quelle bonne idée Clotilde, de nous avoir fait découvrir, entre deux classiques, cette œuvre très rarement jouée et inconnue du grand public !« Flânerie romantique »
Ce 6 août au soir, la belle lumière estivale éclairait encore le chœur de l’église de Kérity lorsque le piano de Gaspard Dehaene et la clarinette de Raphaël Sévère nous ont entrainés dans une « Flânerie romantique ». Magnifique concert d’ouverture pour nos Estivales 2025 : en première partie avec la sonate op. 120 de Brahms et Continue Reading →
Duo Gilles APAP, Myriam LAFARGUE
Découvert à Sainte Thumette en 2023 en belle compagnie de Véronique Briel et Frédéric Lubiatto, Gilles Apap attirait à nouveau l’auditoire des grands soirs,
accompagné cette fois par une accordéoniste de grand talent Myriam Lafargue. Après la clôture des JO la veille, ce Continue Reading →
« Voyage à Leipzig »
Leipzig, Bach, Mendelssohn et Schumann : une ville allemande, trois musiciens qui ont vécu, composé et joué à Leipzig.
A Leipzig, grande ville commerçante, universitaire, cultivée, rivale de Continue Reading →

















